La nécessité est la défense pour chaque violation de la liberté humaine.    

   Elle est l'argument des tyrants; Elle est la croyance des esclaves.1

 

 

 

Images © Ted Wright

Introduction

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 Les lois sur la langue

En 1989 le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, prétendait que le gouvernement du Québec avait « suspendu les libertés fondamentales » en interdisant l’usage de l’anglais et autres langues sauf le français dans la plupart des publicités commerciales à travers le Québec, et en restreignant l’accès au système scolaire public de langue anglaise au Québec. Les panneaux de publicité « Bienvenue au Québec » de CIT-CAN annonçaient la prétention de Bourassa que le Québec réprimait délibérément les droits linguistiques aux canadiens vivant au Québec.

Vous ne pouvez pas mettre un panneau d’affichage en anglais au Québec (ou un panneau en polonais, d’ailleurs). Si vous êtes une famille d’immigrants de langue anglaise vivant au Québec, vous ne pouvez pas envoyer vos enfants dans des écoles publiques anglaises. Vous ne pouvez pas même pas mettre un panneau d’affichage bilingue en anglais-français (ou un panneau bilingue polonais-français) : tout sauf le français unilingue est verboten sur les panneaux d’affichage et sur les véhicules de transport en commun et les stations. Les affiches plus petites, incluant les magasins et les noms des commerces, doivent afficher le français deux fois plus gros que toutes les autres langues combinées (sauf pour des marques de commerce comme McDonald's et Dunkin' Donuts, qui sont réglementées par le gouvernement canadien). La loi est utilisée pour empêcher l’anglais d’être affiché sur les camions des électriciens et des plombiers. La loi est appliquée plus strictement contre l’anglais que contre l’arabe ou le grec ou le chinois. Toutes exceptions que vous pouvez voir sont le résultat victorieux de batailles juridiques, habituellement supportées par CIT-CAN, par de petits marchands et des commerçants contre des instances spécifiques de l’imposition de la loi.

Environ six millions de francophones et environ un million d’autres personnes, incluant plusieurs anglophones, vivent au Québec. Le canada reconnaît le français et l’anglais comme langues officielles. Mais Québec discrimine ouvertement contre un million de personnes qui parlent toute langue autre que le français. Tous les enfants d’immigrants, qu’ils parlent ou non l’anglais à la maison, sont forcés d’aller à l’école élémentaire et secondaire publique en français, et aucun enfant francophone n’a le droit d’aller à l’école élémentaire et secondaire publique en anglais. Pas même les affiches de sécurité routière ne sont bilingues. Combiens d’américains ou de canadiens, même avec leur français de l’école secondaire, savent ce que veut dire « virage protégé sur feu vert clignotant » ? C’est une affiche de sécurité routière importante*, mais elle garde la sécurité sur les routes en français seulement.

La police des langues du gouvernement du Québec (agents de la Commission de protection de la langue française) harcèlent les propriétaires de petites entreprises au sujet de leurs affiches et de la qualité de leur français parlé. Ils agissent suite à des tuyaux anonymes, ils ont le pouvoir de chercher, et ils imposent des amendes et des pénalités à travers les tribunaux administratifs. Les petits marchands, plusieurs d’entre eux immigrants, vont souvent abandonner et quitter la province. Ou ils cèdent, mettent des affiches en français seulement, et embauchent des francophones québécois, ce qui signifie que le harcèlement fonctionne.

Le contexte

Depuis 1971, le gouvernement du Québec a fait adopter une série de lois restrictives limitant l’accès aux écoles anglophones et restreignant l’anglais à l’ouvrage. Même si les détails de la « Chartre de la langue française » - la loi principale sur la langue – ont changé depuis son introduction en 1977, son but reste le même. Camille Laurin, le ministre de cabinet sécessionniste qui a écrit la loi, a dit que c’était prévu pour réduire la communauté d’anglophones au Québec et donner à Québec, à n’importe quel prix avec les lois sur la langue, une « image française ». Dans ses propres mots ça mettrait « la communauté anglophone sur une diète amaigrissante ». Depuis 1976, la loi sur la langue, combinée avec la menace que Québec puisse se séparer du Canada, a mené des centaines de milliers de personnes pour la plupart des anglophones en dehors du Québec et dans le reste du Canada, dans la migration interne la plus grande dans l’histoire du Canada. La loi a été décrite par Gretta Chambers, une ancienne chancelière de l’université McGill, comme une « sentence de mort retardée mais délibérée » pour le système scolaire anglophone, et donc pour toute la communauté anglophone originaire du Québec. Le graphique ci-dessous se passe fort bien de commentaires.

La plupart des gens ne connaissent pas les faits au sujet de la discrimination de langue dans la province de Québec, et si quelqu’un leur parle de la loi sur la langue au Québec, ils ne croient pas ce qu’ils entendent. Et c’est incroyable que Québec puisse discriminer contre sa minorité linguistique d’anglophones avec des lois qui sont inconnues dans tout autre pays civilisé. C’est incroyable que la loi sur la langue au Québec viole des traités internationaux signés par le Canada mais qui sont inutiles parce que les gouvernements canadien et québécois ne les appliquent pas. C’est incroyable que cette discrimination légiférée ait été acceptée par les tribunaux canadiens et par la plupart de l’establishment politique du Canada et du Québec, que ce soit le gouvernement ou l’opposition. C’est incroyable que la plupart des canadiens vivant hors du Québec ne s’intéressent pas aux droits sur la langue à l’intérieur du Québec, et que des supporteurs actifs des droits sur la langue au Québec (incluant les commanditaires de ce site) fassent partie d’une minorité linguistique sans pouvoir politique que la majorité au Québec a décidé de refouler comme un bouc émissaire pour son propre complexe d’infériorité culturel.

L’avenir

Les dirigeants politiques au Canada et au Québec pensent que la fierté ethnique du Québec français doit être satisfaite pour garder le Canada uni, et que le prix que le Canada doit payer pour satisfaire cette fierté est la « Charte de la langue française ». Quelle sorte de fierté ethnique est satisfaite en discriminant contre une minorité linguistique ? Si les dirigeants du Québec francophone pensent que la culture française ne peut survivre que si la concurrence de la langue anglaise est sortie du Québec par des lois qu’aucun autre état civilisé trouve acceptable, alors quelque chose ne va pas pour eux. Ils isolent les jeunes québécois francophones, et donc le futur du Québec francophone du monde moderne. Si les dirigeants du Canada pensent qu’ils peuvent ignorer la discrimination linguistique au Québec sans affaiblir la confédération canadienne, ils se trompent. Un pays est uni par ses principes civiques communs et ses vertus. Les droits linguistiques sont violés au Québec, mais pas dans le reste du Canada ni dans le reste du monde moderne civilisé. Le fossé politique immoral entre le Québec et le reste du Canada a généré un stress qui, si non corrigé, mènera avec le temps à la séparation de la province de Québec du Canada.

En 2008 Québec célèbre son 400ième anniversaire comme région francophone de l’Amérique du nord. Depuis ses débuts comme une colonie faible et négligée de la France, Québec est devenu une province prospère dans un pays fédéraliste moderne et bilingue. Les québécois francophones n’ont aucune restriction sur l’usage et le plaisir de leur langue maternelle au Québec et ailleurs au Canada. Il est temps qu’ils oublient leur hostilité ethnocentrique et linguistique qui provient de leur passé pas toujours fortuné, et qu’ils acceptent le bilinguisme – en particulier, les droits de leur propre minorité linguistique – comme une partie de la réalité canadienne, et comme partie du monde occidental, au début du vingt et unième siècle. Il est temps que le Québec oublie sa névrose collective vieille de deux cents ans au sujet de la langue anglaise, et élimine le mal collectif qu’ils ont fait à leurs concitoyens anglophones.

Notre objectif

Notre objectif est de vous faire connaître le problème de langue au Québec et de vous dire ce qui doit être fait selon nous à ce sujet. Les sujets couverts sont listés à la gauche. Veuillez cliquer pour en savoir plus.

 

Source: Harrison, B. & Marmen, L (1994) Languages in Canada. Ottawa, Government of Canada, Minister of Industry, Science and Technology and 2001 Census: Mother tongue, 2001 counts for both sexes, for Canada, Provinces and Territories - 20% Sample Data: http://www12.statcan.ca/english/census01/home/index.cfm

1 William Pitt the younger, British Prime minister 1783 -- 1801, 1804 - 1806.

 

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